Un audit pour mieux comprendre les coûts du centre de loisirs

Publié le 5 février 2026
Rédigé par : Nicolas VERON GRUAU
Centre de loisirs

En 2025, notre association a fait le choix de faire auditer son fonctionnement par le cabinet spécialisé ANATER. Ce travail, en partie financé par la CAF 35 avait pour objectif principal d’étudier les coûts de fonctionnement du centre de loisirs et d’essayer de les comparer à d’autres structures pour essayer de répondre à une question régulièrement posée par les familles ou les communes partenaires : le centre des Bruyères est-il « trop cher ».

Le travail mené par le cabinet à constitué à analyser l’ensemble des données financières disponibles (bilans comptables, fréquentation…), à étudier l’organisation humaine de l’association et à interviewer ses principaux acteurs. Les résultats ainsi obtenus ont été comparés à un panel de 8 autres centres de loisirs de différentes tailles et différentes formes (associatifs, municipaux).

Les conclusion du rapport font apparaitre plusieurs points importants. Le premier d’entre eux est qu’aucun autre centre de loisirs propriétaire de ses locaux n’a pu être identifié pour intégrer la comparaison. Il s’agit donc là d’une particularité importante, source de forces et de faiblesses.

Le second enseignement est que le cout de la journée enfant est plutôt faible au regard de la moyenne, mais que la répartition entre les familles et les autres financeurs se fait un peu plus au détriment des familles (un des tarifs les plus élevés du département). Dit autrement, les communes participent moins ici que dans les cas ou elles gèrent elles même les locaux avec des prises en charge indirectes (énergies, services supports…) qui viennent réduire la participation des familles.

Par ailleurs, la part dédiée au personnel dans ce cout de journée (55%) est là aussi inférieure à la moyenne (65%). Le centre assure donc un accueil des enfants avec globalement moins de personnel que dans des structures équivalentes, et cela principalement car les coûts de structure (gestion des bâtiments) sont plus importants.

Tout cela pourrait venir à s’équilibrer une fois le remboursement de la dette de l’association effectuée, à condition que la charge de rénovation des locaux ne soit pas une nouvelle fois imputée à l’association, auquel cas le même cycle serait amené à se reproduire (coût élevé de structure nécessitant d’augmenter la participation des familles et/ou de réduire les moyens humains).

Consulter le rapport complet.

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